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lundi, 25 février 2008

Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture !

Il est un évènement qui aujourd'hui provoque débat et qui met sens dessus sens dessous tout le monde.
Une vidéo, diffusée sur Internet, à la télé, dans les journaux sous forme de photos, montre le Président de la République se faisant agresser verbalement par un monsieur venu au Salon. Nicolas Sarkozy répond alors  "Casse-toi, alors, pauvre con !". Du moins, c'est ce que l'on peut lire sur les sous-titrages qu'a pris le soin de mettre Le Parisien.
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Il est important de noter que la personne en question se trouvant sur le chemin du Président de la République qui, suite à son discours exprimant sa volonté de défendre non seulement l'agriculture française dans le cadre de la PAC, mais aussi la gastronomie française devant l'UNESCO, prenait un bain de foule afin de bien voir si les sondages se trompaient.
M. Sarkozy souhaite serrer la main de toutes les personnes, car constitutionnellement, il est le président de tous les français et c'est à ce titre qu'il a voulu serrer la main d'une personne qui a refusé en déclarant : "Touche-moi pas" puis osant un "Tu me salis".
Il convient de souligner la gravité de l'insulte faite par cette personne. Tout le monde sait et, surtout quand il le sait, ne peut l'ignorer que M. Sarkozy est d'origine hongroise et juive. Aussi, l'insulte pourrait être qualifiable d'antisémite. "Tu me salis" traduit une volonté de rester pur. Une formule digne de l'extrême-droite et que cette formule soit attribuée à M. le Président de la République ou à Citoyen C, cela n'est pas acceptable.
D'autre part, je n'irai pas jusqu'à nier que M. Sarkozy a répondu maladroitement et aurait pu être prudent. Prudence, par ailleurs, dont M. Devedjian, secrétaire général de l'UMP, n'a pas fait preuve en traitant une personnalité politique du MoDem de salope en juin 2007. En effet, M. Sarkozy et M. Devedjian n'ont pas soupçonné un seul instant que leurs insultes auraient pu être captées par les médias.
Et, pour finir, le Parisien ne peut rester incondamné. En effet, le quotidien de Paris n'aurait pas du mettre en ligne cette vidéo pour le principal motif que le suivant : des insultes ont été échangées. Comment veut-on que dans notre République, les futurs citoyens deviennent polis et ne vocifèrent pas d'insultes à tout-va ? Certes, M. Sarkozy a commis une faute grave, mais le Parisien n'a pas à publier des vidéos comportant de telles paroles que ce soit le chef de l'Etat ou que ce soit un citoyen anonyme !

BD2C.

Commentaires

Bonjour,

Je pense que tu interpretes un peu trop les insultes, ton article est un peu trop subjectif. Je conçois que tu appartiennes à l'UMP mais je ne suis pas d'accord avec le fait que la presse (le parisien) devrait etre condamnée pour avoir diffusé une information. En fait tu sous-entends que la presse devrait être censurée?

L'information a retenir est certes que Nicolas Sarkozy a un mode de communication qui tranche avec les précédents présidents mais il y a des limites, "casse toi pauvre con" ne sont pas des propos digne d'un homme avec autant de responsabilités.

Ecrit par : antoine | vendredi, 04 juillet 2008

Ce que je regrette, Antoine, c'est que en France, on n'interdise pas la publication d'insultes.
C'est tout, je ne défends pas le p de rf.
Je ne demande pas à ce que la presse soit censurée, mais qu'il y ait, comme tu le dis, des limites.

Ecrit par : Boris | vendredi, 04 juillet 2008

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